je vais vous parlez de l'affaire Seznec maintenant. Cette affaire est assez complexe je vais donc vous la faire la plus courte possible.
Tout commence le 23 mai 1923, Pierre Quémeneur et Guillaume Seznec partent vers Paris pour vendre une Cadillac. Le problème c'est que cette voiture est en très mauvais état et n'arête pas de tomber en panne tout au long du chemin si bien que Quémeneur est excédé et décide pour ne pas arriver en retard au rendez vous de prendre le train direction paris. Les deux amis ce disent au revoir.Ils ne se reverront plus jamais.
Seznec continu donc ça route a bord de son épave mais décide finalement de rentrer chez lui en Bretagne pour remettre la voiture en état car elle est invendable. A son retour et jusqu'au 13 juin quémeneur n'a plus donner signe de vie et ça famille décide de signaler ça disparition.
Un mois après la disparition de Pierre Quemeneur, l'enquête est prise en mains par la Sûreté générale de
Paris.
L'affaire est confiée a l'inspecteur Pierre Bonny. (il faut savoir que quelques années plus tard on le retrouvera a Paris chef de la Gestapo pendant l'occupation... il sera également mêlé a quelques affaires comme Affaire Stavisky...)
L'enquête est rapidement orientée. Dès le début, les policiers suivent Maître Pouliquen.
Les soupçons sont portés sur Guillaume Seznec. Pour eux, il est dans le coup !!
L'inspecteur Bonny s'intéresse plutôt aux éléments à charge qu'il fouille, amplifie.
Comme par hasard, il oublie les vérifications élémentaires qui pourraient disculper l'accusé.
Guillaume Seznec se retrouve victime de la machination diabolique de l'inspecteur Bonny,
comme si on essayait de trouver un bouc émissaire pour couvrir une personnalité haut placée impliquée dans cette affaire compromettante de revente des Cadillacs où règne argent et politique !
Le juge d'instruction chargé du dossier appartient au Parquet de Morlaix, le Juge Emile Campion. Il suit la police.
A partir du 1er juin 1923, Guillaume Seznec passe ses journées et ses nuits à la Police.
L'identité judiciaire le photographie et lui donne un air peu recommandable, le cheveu hirsute, un oeil à moitié fermé. C'est cette photographie que les journaux publient; rien à voir avec les photos prises avant son arrestation.
Les éléments à charges commencent à s'accumuler :
• Aidées par la police, plusieurs personnes reconnaissent avoir croisé Guillaume Seznec au Havre le 13 juin :
- dans le train pour s'y rendre
-à la poste, pour y envoyer le télégramme signé Quemeneur
- dans une boutique, pour y acheter une machine à écrire.
L'individu aperçu a les mains velues, rien à voir avec celles de Guillaume Seznec, brûlées dans l'incendie de son magasin de Plomodiern. Qu'importe !!!!
• Guillaume Seznec parle de témoins qui l'ont vu ce jour-là, et aussi le 20 juin, à Saint-Brieuc, à Plouaret. Il y était. On les ignore !
• La valise de Pierre Quemeneur est retrouvée dans la gare du Havre le 20 juin 1923.
Elle contient son carnet de notes. L'achat d'un billet de chemin de fer pour le Havre le 13 juin y est mentionné. SEZNEC N'EST JAMAIS ALLEZ AU HAVRE!!!!!
• A la troisième perquisition à la scierie, le 6 juillet 1923, les policiers découvrent dans une dépendance, dans laquelle on entre comme on veut, la machine à écrire qui a servi à dactylographier les fausses promesses de ventes. Mais Guillaume ne sait pas taper à la machine et ses doigts sont tellement déformés, à la suite de l'incendie de son magasin de Plomodiern, qu'il en serait bien incapable. Qu'importe !
• Quatre témoins ont croisé Pierre Quemeneur après ça "disparition", voire discuté avec lui; c'est à Paris le plus souvent, mais aussi à Rennes. Devant la police, seul l'un d'entre eux, François Le Her persiste dans sa certitude jusqu'au procès mais il est rabaissé et démolie sans pudeur par le président Dollin du Fresnel ( c'est son nom )
Pendant ce temps, on fouille, on cherche partout : le corps de Pierre Quemeneur est introuvable !
Bref, je ne vous fait pas un dessin, le procès a été bâclé et une grosse magouille policière ce cachait la dessous . Il sera demande la peine de mort à l' encontre de Guillaume Seznec mais les jurés ne le condamneront « qu'au bagne ». il y passera 20a gracié par le général de gaulle.